03.09.2011

Los Aves de Barlovento

DSC_1701.jpgDSC_1703.jpgDSC_1704.jpgDSC_1664.jpgDSC_1662.jpgDSC_1660.jpgDSC_1658.jpgDSC_1657.jpgDSC_1647.jpgDSC_1648.jpgDSC_1646.jpgDSC_1645.jpgDSC_1640.jpgDSC_1642.jpgDSC_1634.jpgDSC_1625.jpgDSC_1594.jpgDSC_1595.jpgNous venons de contourner la pointe sud-ouest des Aves de Barlovento quittant une mer qui devenait agitée pour nous enfoncer dans une eau tranquille, aux couleurs émeraudes dont les vagues viennent lécher un sable d'or. La mangrove atténue le bruit des vagues qui viennent se briser a l'extérieur, le long de la barrière de corail. Nous nous enfonçons dans ce paysage tranquille, contournons de gros pavés de coraux, biens visibles en cette fin de matinée, pour aller mouiller un peu plus au nord.

Par centaines, des oiseaux viennent nous accueillir, pétrelles, mouettes, fous , dansent dans le ciel , forment un ballet de bienvenue. Une fois mouillé, je mets un des kayaks du bord à l'eau, pour aller m'imprégner plus encore de l'odeur de la mangrove, de sa lente respiration, de ses palétuviers dont l'immensité piège le vent, l'étouffe, l'interdit dans cet hâvre de paix. Dehors, au vent de la barrière de corail, la mer continue son travail de sape , ses vagues viennent se fracasser dans un mugissement sourd contre l'archipel.

A l'intérieur, règne le calme, les eaux sont tranquilles, baignées par un soleil,dardant, magnifique, éclairant de toutes ses lumières un sable blanc immaculé où vient mourir l'eau émeraude qui sépare les deux petites îles de l'archipel de Los Aves.

Ma ballade en kayak me conduit sur une petite plage habitée par un petit groupe de pêcheurs. Je reconnais là, le même style de cabane dressée sur la plage, troncs d'arbre volés à la mer, feuillage précaire servant de toit, trépier, une bouteille de gaz, quelques bidons d'eau, d'autres remplis d'essence, disposés, là, épars, comme l'on en rencontre sur toutes les petites îles désertes du Venezuela.

Je suis accueilli par de grands signes de mains, je décide d'aller les saluer . Ici, les visites se font rares. Les pêcheurs aiment la compagnie. Chaque visite est un partage, un échange aussi. Surprise! je reconnais le plus vieux de la bande qui n'est qu'autre que celui avec lequel nous avions fêté la fête de la vierge à Tortuga, l'année passée. Retrouvailles, retrouvailles, joie, bonne humeur, souvenirs partagés, je promets de revenir le soir même au couché du soleil avec mes inséparables copains de Wilbur et Zangra avec lesquels j'ai voyagé de concert.

Nous leur amenons ces petits riens qui leur manquait,du fil, de petits hameçons, et surtout, de la bière et du rhum. Que la fête commence, quelle commence magique sur ce petit bout de sable blanc où aucune onde radio ne parvient, aucune musique, aucune information pour venir perturber ce petit bout de paradis.

Un verre de rhum à la main, nous regardons au coucher du soleil, les nouvelles du soir, tous assis sur des troncs d'arbre, plaisantant, riants à éclat, écoutant les cris des oiseaux marins, traversant l'archipel, en escadrilles. Cormorans, mouettes fous, frégates tourbillonentt dans le ciel, plongent dans une eau limpide. Un fou remonte engoufrant prestamment un poisson dans son jabot. Une frégate le prend en chasse lui mort la queues pour lui faire regurgiter son festin. Suivent deux mouettes qui n'attendent que l'issue du combat pour ramasser quelques miettes ! Nous ne nous fatiguons pas d'entendre leurs cris, de baigner nos yeux de ce spectacle d'une valeur inestimable. Nous envions leur agilité, la rapidité avec laquelle ils se déplacent dans les airs, sans perdre de vue une miette de terre, une miette de mer. Nous aimons les voir voler, partager un peu de leur beauté, de leur envol, un peu de leur liberté.

21.05.2011

Un pied nickelé à Puerto La Cruz

 

Un pied nickelé à Puerto La Cruz

 

 

Presque midi déjà, je n'avais pas vu le temps passer à bord de Feline Good. Je quittai son bord précipitamment manquant oublier mes sacs à provisions, le vendredi était jour de foule dans tous les super marchés de Puerto La Cruz.

Je choisis de partir en dinghy, car jamais je ne me lassais de circuler à travers la cité lacustre de cette ville, construite sur le modèle de Port Grimaud.

Très pratique, il me suffisait de laisser mon dinghy amarré à un ponton, à quelques mètres du super marché.

Après avoir rempli mon caddy, je vins allonger une file d'attente déjà gorgée. On manquait d'huile en ce moment au Venezuela, les ménagères se précipitaient à qui mieux mieux, pour en dévaliser les rayons.

Patience, patience, rien n'est plus désagréable pour moi que d'attendre dans ce genre d'endroit. Certains passent leur temps à donner des coups de fil, d'autres comme moi observent les comportements des acheteurs en grande surface.

Dans la rangée d'à côté, je remarquai qu'une jeune et jolie Vénézuelienne sortit son portable et me tira le portrait.

J'en fut d'autant flatté que cette jeune femme d'une grande beauté, faisait partie des gâtées de la vie. Elle avait un physique hors-normes, un physique de cinéma. En la voyant, les autres femmes devaient hurler à l'injustice.

Perchée sur de hauts talons de liège, portée par des jambes qui n'en finissaient pas, il s'échappait d'elle une impression d'aisance, déconcertante, presque indécente, lorsque d'un mouvement de tête bien étudié, elle faisait danser ses longs cheveux noirs qui laissaient apparaître de beaux yeux de braise, noirs et rieurs à la fois.

Son visage très légèrement maquillé au teint imperceptiblement hâlé laissait deviner une impression de douceur. On pouvait soupçonner une captivante poitrine que dissimulait un long chandail bleu marine lequel tombait négligemment sur un pantalon de lin blanc.

La classe !

J'en fus flatté, surtout que depuis plus d'une semaine j'avais repris un entrainement draconien : footing tous les matins, piscine le soir.

Je rentrai un peu mon ventre, objet de ces tracasseries sportives , me tint droit, m'humectait les lèvres comme le font les artistes, que dis-je les Stars par réflexe avant que l'objectif ne m'immortalise .

Clic Clac, me voilà dans la boite.

Enfin, on me reconnaissait, sous mon allure décontractée,short rouge, tricot blanc, casquette de baseball, lunettes de soleil ….

Mon côté 'étranger', touriste ne passait pas inaperçu. J'oubliais mon âge et me prit à rêver que cette jeune et belle personne me prenait pour quelqu'un d'autre . J'en fus doublement surpris, lorsque je la vis parler à une de ses voisines de file, qui, immédiatement sortit elle aussi son portable pour m'éterniser.

La gloire, c'est simple, il suffit d'être patient, très patient.

Imaginer n'est pas le mot, fantasmer est peut être plus approprié. Je venais de prendre le train de toutes les spéculations, tous les délires.

Une dame d'un age respectable se joignit au petit groupe et commentait mon personnage avec forces de sourires à mon encontre.

J'étais charmé. 'Alain Delon' n'avait qu'à bien se tenir. Un vieil ami, ne pourrait plus m'appeler' Alain Delon en Large', je le prierai à mon retour de revoir sa copie.

Une carrière d'artiste s'ouvrait devant moi. Tout ma vie, j'avais été attiré par ce monde de cinéma, de stars, peut-être n'était-ce pas trop tard.

Je suis âgé, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la gloire n'attend pas le nombre des années.

Mon style plairait. Peut-être, pourrais-je commencer une nouvelle carrière, un rôle de Français, courtois, élégant, maniéré m'attendait surement dans une de ces Novelas dont les Sud Américains avaient le secret. Un rôle de Parisien, très Parisien, St Germain des Près, très très St Germain des Près, sirotant un Perrier rondelle avec un zeste de gingembre au 'Flore', non plutôt aux ' Deux Magots'

Le Perrier rondelle avec un zeste de gingembre, vous ne connaissiez pas, normal, je venais de l'inventer , chez nous les stars c'est comme çà!

Ça fuse.

Un rôle dont les bons mots seraient écris par les meilleurs scénaristes, du genre lors d'une soirée de gala : ' Madame, je suis le plus heureux des hommes, on m'a placé près de vous '

Quand je vous disais : très Parisien !

 

Mon tour de déballer mes courses sur le tapis roulant rappliqua.

Venait le moment de régler le tout, venait le moment de quitter mes premières fans, mes groupies. Moment déchirant, elles auraient du

pleurer, crier, brailler, piailler :FRANCOISSSSSSSSSSSSSSSSSSS

Mais n'en firent rien. Quelle délicatesse, on ménage la vie d'une star.

Quelle classe ces femmes !

 

Bon prince, je leur adressai un discret mais très personnel petit signe de main, comme seuls savent les envoyer les grands du show bis.

J'attendais en retour un adieu passionné, délirant, exalté, fanatique pour le moins, au lieu de ça, elles se tordaient de rire, deux minettes et une mamie prenaient des libertés avec une star naissante. Elles étaient carrément pliées me montrant l'objet de toutes ces moqueries : j'étais venu faire mes courses pieds nus dans ce grand super marché d'un des quartiers les plus ultra chic de Puerto La Cruz. Dans ma précipitation, j'avais oublié mes chaussures.

 

Toute honte bue, comme si de rien n'était, d'une démarche détendue mais dominée, je retournais au ponton reprendre mon dinghy, le dos voûté, pliant sous le poids de mes deux sacs à provisions et le fardeau des railleries de mes fans.

Marcher pieds nus dans un supermarché ultra-chic; je venais de créer une nouvelle mode.

 

Chez nous les stars, c'est comme çà !

 

14.03.2011

Livre d'Or Feline Good

 

Livre d'or

 

Jacqueline

Un séjour merveilleux en compagnie d'un capitaine passionné, beaucoup de sensibilité, et une cuisine qui lui ressemble.

Merci François, je reviendrais .

 

Marie-France

Si vous voulez oublier vos soucis, Feline Good est là!

Bonne humeur à bord, bonne musique sur de beaux couchers de soleil accompagnés de Ti- Punch. Vacances de rêve, merci pour ces moments inoubliables!

 

Yvonne et Guy

Pour nous deuxième croisière en un an sur Feline Good. Ce n'est pas rien avec une aventure différente et émouvante et notre skipper toujours là pour nous rassurer, sans oublier la bonne cuisine et sa bonne humeur, et nous repartons avec plein de bons souvenirs.

Merci François

 

Docteur Jean- Pierre Sichez

Bonjour, c'est bien difficile de revenir à notre réalité.

Endroit magnifique que Los Roques, solitude, liberté, faune, flore...

Equipage de grande qualité, François fin navigateur, fin cuisinier, cultivé, attentif à tous les désirs, solutionnant tous les petits problèmes...

Mozart sur un bord de prè bon plein dans la vague et le bouillonnement du soleil, c'est Divin!!!

 

Jean & Marcelle Bauthéas

Merci, merci, merci, si le paradis existe nous y sommes allés et tout cela grâce à vous.

Cordialement